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AU
PAYS DES PATINS CALMES
Le Canard enchaîné du
7 mars 2001:

Voir ce site
avant de contester et de payer : ROULEZ ROSE,
rubrique UTILE >>>>La règlementation en
vigueur Jurisprudence PV ! vous avez dit PV ? ;
voici un extrait.
Certains policiers n'aiment pas trop les gens à roulettes
! Quelqu'un de Roulez
Rose a eu droit à un joli petit PV !).
Ce qu'il faut faire ... Et bien, il ne faut pas payer
!!!!!!!!!!! En effet, le fameux arrêté préfectoral
qui "interdit le patin à roulettes sur la voie publique"
n'existe pas !!! Il faut se souvenir que les rollers
sont des piétons (hélas !) et aucune loi en France
n'interdit à un piéton de marcher sur la voie publique,
et dans le pire des cas (en cas de mise en danger)
l'amende ne s'élève qu'à 30 frs. Donc au cas où vous
auriez ce type de PV : - ne vous engueulez pas avec
le flic ! - allez au commissariat et demandez qu'on
vous montre quel est cet arrêté préfectoral, ils ne
sauront pas vous le montrer et annuleront votre PV
!.
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La
législation française
La
place du patin à roulettes (ou roller) dans
les espaces publics
Extrait du journal France
Soir du samedi 3 mars
PATINER N'EST PAS JOUER
"Le patin à roulettes est
un véritable moyen de locomotion, au même
titre que les vélos, les patinettes ou les
trottinettes qui empruntent la chaussée".
La cour de cassation vient ainsi
de confirmer un précédent jugement
du tribunal de police de Paris : Eric Dugelay, 37
ans, l'adepte du roller verbalisé en juin
dernier boulevard Saint Germain, pour "jeu dangereux
sur la voix publique", sera relaxé.
[...]
Le tribunal avait en outre observé
que le patin à roulettes n'encombre pas la
circulation, que les accidents sont essentiellement
causés par les automobilistes et les motos,
et qu'il est après tout parmi de flâner,
à vélo, en voiture ou à cheval,
sur la voie publique. La cour de cassation a encore
souligné : l'agent de police n'explique pas
en quoi le prévenu gênait la circulation
ou était susceptible de provoquer des accidents.
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Les
rollers cherchent toujours
leur place
PIETONS OU PAS PIETONS ?
Le Parisien , samedi 31 mars 2001,
8h51
Les adeptes du patin à roulettes
ne savent toujours pas quel est leur statut, même
si le tribunal d'instance de Paris et la Cour de cassation
sont venus alimenter le débat, sans vraiment
l'éclairer. A Paris, la police suivait le tribunal
d'instance qui a longtemps assimilé les rollers
à des piétons, donc interdits de chaussée.
Mais le cas d'un Parisien verbalisé pour "
jeux dangereux ", au nom d'une ordonnance vieille
de cent quarante ans, alors qu'il circulait en rollers
sur le bitume, a modifié la jurisprudence.
Le tribunal a considéré
que le roller était un " véritable moyen
de locomotion " comme le vélo, et non un jeu,
et qu'il ne gênait pas la circulation. L'affaire
est allée devant la plus haute instance juridique
française, la Cour de cassation. Celle-ci vient
de relaxer le patineur procédurier, qui s'exposait
au départ à une amende de 30 F (4,57
euros)... La cour a jugé que le policier verbalisateur
n'avait pas expliqué en quoi le fautif " gênait
la circulation ou était susceptible de provoquer
des accidents ". En fait, il semble que le gardien
de la paix ait invoqué cette antique ordonnance
sur les jeux dangereux qui concernait à l'origine
les jeux de quille, avant d'être élargie
aux planches à roulettes, mais pas aux patineurs.
A la préfecture de police, on
réplique que " les textes n'ont pas changé
". " Notre position reste claire, insiste Jean-Claude
Terrier, directeur de la circulation, des transports
et du commerce à la préfecture : nous
voulons un statut qui se rapproche de celui des cyclistes,
c'est-à-dire sur la chaussée, à
droite, et non pas sur les trottoirs. A l'heure actuelle,
nous verbalisons plus les rollers sur les trottoirs
que ceux qui patinent sagement sur la chaussée.
Nous n'avons pas de statistiques en la matière,
mais ce dernier chiffre doit être ridiculement
bas. Mais c'est de l'intérêt de tout
le monde qu'il y ait un texte clair. Nous voudrions
que ça se débloque au niveau de l'administration
centrale. "
Une commission ministérielle
(Jeunesse, Sports, Transports, Justice, Intérieur)
siège depuis 1997 pour réformer la réglementation.
La réflexion semble particulièrement
longue, même si elle a accouché d'un
livre blanc qui doit paraître en avril. Elle
suggère que les rollers circulent sur les voies
cyclables, à condition qu'ils roulent à
une allure rapide, comme un mode de transport. Pour
les loisirs, le trottoir reste de vigueur. Cela étant,
un véritable texte de loi fait toujours défaut.
Brendan Kemmet
Le Parisien , samedi 31 mars 2001, 8h51
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